Tétragravure et promeneurs

De la tétragravure pour une impression en plusieurs couleurs

Le tétrapack étant un matériau très tendre : Il permet pas mal de libertés en terme d’encrage :
en effet les matrices classiques imposent la plupart du temps d’imprimer en plusieurs étapes si on veut obtenir une image en plusieurs couleurs. On encre une fois d’une première teinte, et on passe sous presse; on essuie
la plaque pour en enlever les résidus et on ré-encre de la nouvelle couleur, et on repasse sous presse, etc…
On peut également travailler plusieurs plaques que l’on grave par « couches » de couleur. Mais le problème reste le même : on encre et on passe sous presse une matrice après l’autre…
(Bien sûr d’autres techniques sont possibles mais ce sont les deux principales techniques utilisées on va dire…)

Pour se faire une idée plus précise sur le procédé je vous invite à jeter un coup d’œil ici.

Or le tétrapack facilite la vie de ce côté là! On peut encrer de façon plus « sélective » une zone après l’autre,
un peu comme on poserait la couleur avec un pinceau… sauf que dans mon cas c’est avec les cotons tiges
que je travaille! On peut ainsi poser la teinte avec plus de précision. La matière du tétrapack permet vraiment de travailler la couleur à même le support; on peut facilement faire des mélanges, des retraits… le résultat
est assez étonnant et donne des illustrations au rendu proche de l’aquarelle ou des encres de couleurs,
pour un univers encore différent 🙂

Principal inconvénient néanmoins : étant un support « détourné », il est très souple et donc fragile : De ce fait on est vite limité sur les tirages : 10 impressions seulement en moyenne!

 

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *