De la typographie en images

Quand la typographie devient expression illustrée

Toujours dans la série des expressions françaises illustrées, voici la version en typographie de ce que j’ai présenté la semaine dernière. « Être une tête de Linotte » est donc à mettre en confrontation avec son personnage féminin illustré.

Comme pour les autres de la série, l’idée est de travailler le texte avec deux techniques. La typographie inscrit la phrase choisie dans le contexte de l’imprimerie. Avec sa technique traditionnelle ces quelques mots ont été assemblés, lettre par lettre, à la main, puis calés patiemment… Une fois le « calibrage » des différents blocs de texte effectués, on peut passer à l’encrage et à l’impression. Le tétrapack quant à lui permet d’introduire une touche contemporaine, plus actuelle au projet. L’idée ici est d’illustrer le mot clé de l’expression. Pour cette partie de la composition j’ai gravé les lettres après un travail de recherche sur différentes fontes, via plusieurs sources (sites internet sur la typographie, livres, bibliographie sur le graphisme…).

J’ai trouvé amusant de travailler cette typographie de façon instable, dansante. Le côté bancal donné ainsi au mot entre en résonance avec la signification même de l’expression. Ce qui est étourdi est bancal jusque dans sa propre représentation. Le tétrapack m’offre toujours autant de plaisir à jouer sur les hachures, sur le dessin de chaque lettre, leur taille variable… Enfin pour ce qui est de la mise en couleur j’ai essayé de travailler sur des teintes qui font écho avec le monde de la foret, lieu de vie de notre sujet. Les ocres jaunes et les bleus de prusse permettent d’obtenir différentes nuances de vert, qui varient selon les encrages…

Pour ces travaux de mise en image de textes la difficulté se trouve principalement… dans la typographie elle même! Même s’il ne s’agit que de quelques mots je prends beaucoup de temps pour l’assemblage des lettres, mais surtout pour leur calage au moment de l’impression. En effet chaque mot, chaque bloc de lettre est positionné dans un cadre, correspondant à la page finale, à l’aide de petites cales. C’est avec celles-ci qu’ il faut jouer. Le tout doit être stable et bien « bloqué », afin que l’ensemble ne bouge pas au passage sous presse. L’encrage du mot en tétrapack représente l’autre difficulté. La fragilité du support découpé et sa taille plutôt petite oblige à travailler les encres avec beaucoup de délicatesse…

Comme toujours n’hésitez pas à laisser des commentaires si vous avez des questions ou si mon travail vous plait 🙂

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *