Avoir un petit vélo dans la tête…

Un petit vélo revisité

Après presque un mois d’absence, me voici de retour avec une image que j’ai imprimé juste avant mon départ. Dans la série des expressions française, voici « Avoir un petit vélo dans la tête »!

Pour cette illustration je suis partie d’une image « traditionnelle » des visages d’hommes du début du XX éme, et fin XIX ème siècle. En effet, ce type d’image était utilisé la plupart du temps dans les affiches et publicités. Toujours attirée par le côté « rétro » de leur représentations je me suis appliquée à retranscrire le côté « illustratif » à travers la gravure. Pour se faire il a fallu que je détermine au préalable sur mon dessin le placement des traits. Ensemble ils transcrivent les ombres, comme dans un dessin traditionnel. Il a donc fallu que je les représente sur ma plaque de lino, afin de savoir à l’avance où évider et où épargner.

Toujours dans mon jeux de juxtaposition des deux techniques j’ai installé, en guise de cerveau, une scénette bien à moi : Un éléphant fait du grand bi, tandis qu’une souris s’accroche à sa queue pour ne pas tomber.
Un chat, en équilibre sur un tabouret de cirque essaie de l’attraper. Quoi de mieux que le grand bi pour faire un écho « rétro » dans les têtes? Comme je suis également attachée à l’univers de la petite enfance cette composition temporise le côté « sérieux » de  la tête anatomique.

Le visage de profil a donc été réalisé en linogravure, pour son rendu contrasté et fort. La petite composition animale qui se place dans la tête a été réalisée en tétragravure. Elle a été encrée avec la même technique que la taille douce. Particularité, toutes les couleurs ont été appliquées en un seul encrage. « L’estompage », afin de rendre une transition dégradée entre le cerveau et la tête a été travaillée au coton tige!