Stage tout en métal…Pointe Sèche et Eau-Forte au trait

Pointe Sèche et Eau-forte, à la découverte de la gravure sur métal

Le week-end du 17/18 novembre dernier j’ai animé un stage Pointe sèche et Eau-Forte, autrement dit les techniques de gravure les plus couramment connues de gravure sur métal.

Si on se fie à la définition apportée par notre cher Larousse, l’Eau-Forte consiste à être :

  • « Acide nitrique mélangé d’eau, dont se servent les aquafortistes pour attaquer le métal mis à découvert par le travail de la pointe, qui enlève le vernis protecteur.

  • Estampe que l’on obtient au moyen d’une planche mordue par cet acide. »

ça vous aide, hein 😉

Pour faire simple : L’eau-Forte est un terme générique englobant les techniques d’Estampe qui utilisent un mordant, un acide, pour creuser le dessin que l’on aura fait préalablement sur une matrice de métal. Traditionnellement de cuivre ou de zinc, cette matrice est enduite d’un vernis résistant à l’acide. On réalise le dessin sur ce vernis à l’aide d’un outil fin et pointu de métal. Le dessin fait avec cet outil retire donc le vernis et expose donc la plaque uniquement découverte aux traits ainsi dessinés.

Dans l cadre de ce stage j’ai fait travailler sur deux techniques qui sont les deux principales façons de travailler la matrice en métal :

– Avec La pointe sèche, on attaque directement la matrice, en gravant à même le métal à l’aide d’un outil qui porte le même nom que la technique elle-même. (La pointe sèche, donc!) Pour cet exercice le travail a été réalisé sur des plaques de cuivre, métal plus tendre et plus facile à « attaquer »; car il s’agit bien d’une attaque physique avec le matériau. De cette force du graveur, de son intention qu’il va donner avec son outil va dépendre l’expressivité, la force, et le noir du trait.

– Avec l’Eau-forte au trait (je précise au trait puisque Eau-Forte est un terme générique; c’est comme si vous disiez que les crayons de couleur et le fusain sont du dessin) le graveur va utiliser le mordant comme outil pour creuser, réaliser le dessin dans le métal à la place de sa main : Comme décrit par notre célèbre dictionnaire ci-dessus, le geste du graveur consiste à dessiner sur un vernis que l’on va ensuite faire attaquer par un acide. Il n’y a pas de rapport « physique » avec la matrice. Cette technique permet une plus grande maîtrise de son dessin. Le geste s’apparente à celui du dessinateur.

Après ces lignes de description technique, la mise en pratique :

Mes stagiaires ont pu, l’espace d’un we, appréhender ces deux techniques… Les résultats représentent bien toute la diversité et le richesse que la gravure peut apporter; en deux jours la production a été intense et de  belle qualité, elles ont sacrément travaillé!